Depuis 1926, Publicis Groupe redéfinit l’avenir

1906, 1926, 1946, 1966, 1996, 2006, 2016...
Ce « 6 » va ponctuer la plus incroyable des histoires.
Celle d’une entreprise française devenue N°3 mondial.

Publicis fête
ses 90 ans

« Pourquoi le nom Publicis ? 'Publi' pour Publicité, 'cis' pour le numéro six, comme 1906, l’année de ma naissance. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1906
Marcel Bleustein-Blanchet,
l’homme « de la rue »

Le 21 août 1906, sous le signe du « lion », naît Marcel Bleustein, petit dernier d'une famille de 9 enfants. Fils d'un marchand de meubles, rien ne le prédestine à la publicité. Peu enclin aux études, son certificat d'études mentionne, lapidaire, « sait lire, écrire et compter ». Marcel Bleustein préfère courir les rues de Montmartre « l'école du bon sens ». Cet apprentissage fait de lui, un excellent connaisseur de « l'homme de la rue ». En 1926, cet observateur du monde qui l'entoure, épris d'indépendance, lance Publicis. Mais la « réclame » - synonyme d'arnaque - a mauvaise réputation.

«La publicité sentait le soufre, mais un jour j'effacerai la honte.»
Marcel Bleustein-Blanchet

En 1927, Marcel Bleustein prend sa décision : Avec Publicis, il va faire de la publicité un vrai métier, doté d'une éthique, d'un statut et d'outils de connaissance des publics. Il n'aura de cesse de lui conférer ses lettres de noblesse. Curieux de tout, portant un regard bienveillant sur ses congénères, il consacrera sa vie entière à Publicis, « sa folle passion », jusqu'à son dernier souffle le 11 avril 1996. Face aux coups du sort, sa volonté et sa détermination, vont par 2 fois faire renaître Publicis de ses cendres, grâce à ce qui animera toujours Marcel Bleustein : l'amour de la vie !

En 2008, 12 ans après sa disparition, Marcel Bleustein-Blanchet reçoit la reconnaissance mondiale de ses pairs. Il sera le premier non américain à entrer au panthéon de la publicité américaine, « Hall of Fame de l'American Advertising Federation », récompensant les réussites exceptionnelles des leaders de la publicité.

Créateur de génie et visionnaire, Marcel Bleustein va cumuler les innovations : slogans chocs, utilisations radio et TV, sponsoring, études, approche multimédias, régies, démarche marketing ... Toutes ces premières n'ont pas pris une ride, même aujourd'hui à l'aune de la révolution digitale. Seul le vocabulaire a parfois changé. Jamais le mot « fondateur » synonyme de créateur n'aura été aussi riche de sens ! L'histoire et le parcours de cet homme d'exception, montrent qu'in fine, il a su poser les bases inaltérables de Publicis et de la communication d'aujourd'hui.

« Si vous attendez que les choses changent, elles changeront sans vous. Il y a des moments où vous devez laisser partir votre rationalité et vous lancer, vous lancer de la bonne manière, évidemment. C’est ce que j’ai fait, que ce soit avec de la chance ou avec de l’instinct. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1926
1935
La radio, « onde » de choc

Dès 1926, en créant Publicis, Marcel Bleustein, esprit libre et indépendant, sait ce qu'il veut : ériger la publicité en vrai métier et en faire un acteur économique de poids. En 1927, les premiers clients, - des amis -, Comptoir Cardinet, Meubles Lévitan, fourrures Brunswick, amorcent la longue histoire de Publicis. En 1927 parait la 1ère publicité presse. En 1929, véritable onde de choc, l'arrivée de la TSF révolutionne la société. Marcel Bleustein pressent le formidable lien direct qu'elle crée avec le consommateur. Aux commandes de son petit avion, il fait le tour des stations privées et publiques.

En 1926, l'idée d'ouvrir une agence de publicité germe dans l'esprit de Marcel Bleustein. A 20 ans, il crée une SARL au capital de 50 000 Francs, 17 rue du Faubourg Montmartre, à Paris. Publicis, contraction de « Publi », comme publicité et 6 comme « 1926 » vient de naitre. Avec le désir pour moteur et l'éthique pour valeur fondatrice, la construction du 3ème Groupe mondial de communication est lancée !

En 1930, fruit de sa ténacité, Marcel Bleustein gagne la concession exclusive des stations et lance la 1ère publicité radio. Les clients se bousculent. Publicis se fait rapidement une réputation nationale avec ses célèbres slogans. En 1932, il s'installe au 1 Bd Haussmann. 1934, marque le 1er coup dur pour Publicis : suppression de la publicité sur les radios d'État. Amputé de 50% des revenus de son Groupe, Marcel Bleustein riposte en lançant sa propre station : « Radio Cité ». Les standards de la radio moderne sont nés : Musique et Infos en continu, Jeux et direct, entrecoupés de « Pubs ».

Dès 1935 l'essor de Publicis se poursuit avec l'acquisition de salles de cinéma qui diffusent notamment les bulletins d'infos de Radio Cité. En 1935, il s'associe à Havas pour fonder « Cinéma et Publicité », première régie media française qui devient le leader du secteur. Parallèlement, fidèle à son credo « le respect du consommateur et de sa liberté de choix », Marcel Bleustein s'active à doter le secteur de la publicité d'une déontologie. Il sera l'un des artisans de la création de la Fédération Française de la Publicité qui naîtra cette même année.

« On ne peut faire de la bonne publicité pour un mauvais produit »
Marcel Bleustein-Blanchet

« La publicité est devenue un carrefour où toutes les techniques modernes et même les sciences se rencontrent : sociologie, psychologie, économie, communication, marketing, design… La publicité est devenue tellement riche, tellement complète, rigoureuse et précise qu’on peut dire que c’est une assimilation de notre culture. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1936
1945
Une indéfectible fidélité à la France

Dès 1936, tout s’accélère. Radio, cinéma, presse … Marcel Bleustein vient de créer la 1ère offre multimédia. En réponse aux nouveaux besoins, il érige des plans medias adaptés aux cibles. Le marketing émerge ! En 1937, il crée Régie Presse, filiale de ventes d’espaces publicitaires. Marcel Bleustein multiplie alors les séjours aux USA, convaincu qu’on peut appliquer des méthodes rationnelles au processus créatif.En 1938, il rencontre Georges Gallup, pionnier des sondages aux USA. En 1939, Marcel Bleustein s’engage dès les 1ers jours de la déclaration de guerre. Débutent alors les années noires pour la France et pour Publicis.

«Marcel Bleustein-Blanchet était avant tout un homme d’idées. Quant aux risques, il n’a cessé d’en prendre […].»
Maurice Lévy - 2012

En 1940, Radio Cité est réquisitionnée par les nazis et les locaux de Publicis sont mis sous scellés. Publicis recensée comme entreprise juive, doit fermer. Marcel Bleustein s‘engage dans la Résistance sous le nom de « Blanchet ». En 1943, il rejoint le Général de Gaulle à Londres. En 1945, quand il revient à la vie civile, il a tout perdu : ses biens personnels et professionnels. Tout, sauf son honneur, la fidélité de ses équipes et de ses clients et ses qualités intactes : le courage, une intuition sans faille, l’art de la persuasion et son sens aigu de la modernité et de l’humain.

« Produire sans information, c'est produire à moitié. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1946
1955
Une reconstruction jubilatoire

Le 1er Janvier 1946, Marcel Bleustein-Blanchet est prêt pour la 2ème naissance de Publicis. Entouré de ses anciens salariés, il installe le nouveau Publicis au 65 Champs-Elysées. La 1ère activité à redémarrer est Régie-Presse portée par une abondante éclosion de journaux. Age d’or de la presse avant les difficultés du secteur liées à l’arrivée de la télévision. Fidèle à ses amis, Marcel Bleustein interviendra pour sauver France Soir, le géant de la presse des années 50. L’activité publicitaire est plus lente à redémarrer mais la fidélité de ses clients d’avant-guerre va l’aider à se relancer.

«Il ne m'a jamais dit que ça avait été épouvantablement dur et difficile. Ça a dû être très difficile, mais lui ne l'a pas vécu comme cela, ou en tout cas il ne me l'a pas transmis comme tel. Pour lui c'était très excitant de tout recommencer. Il avait sauvé sa peau, ce n'était pas le cas de toute sa famille. Il était, je pense, dans un grand état d'enthousiasme et le plaisir de reconstruire l'emportait sur tout.» (E. Badinter)

Dès 1947 la croissance s’accélère avec des marques emblématiques de la prospérité renaissante qui vont grandir avec Publicis : Colgate-Palmolive, Prénatal, Sopad-Nestlé ou Shell. En 1948, Marcel Bleustein qui n’a pas oublié sa réflexion d’avant-guerre, contacte E. Dichter, spécialiste américain des études de motivation. Il est convaincu de l’utilité des analyses scientifiques et empiriques des comportements, futurs « outils d’aide à la décision ». Publicis devient la 1ère agence française à conclure un accord avec l’IFOP et se dote d’un département « Études et Recherches ».

Au début des années 50, Publicis assure avec succès le placement de l’emprunt Pinay. Il vient de créer la 1ère communication financière ! En 1951 Publicis poursuit sa remontée des Champs-Elysées et emménage au 75 ! La croissance et la publicité explosent avec un consommateur devenu roi. Les grandes campagnes signées Publicis s’enchaînent. De 26 salariés en 1946, le Groupe passe à une centaine en 1950 puis à 207 en 1955. Sur décret de Pierre Mendès-France en 1954, le fondateur de Publicis accole à son nom « Blanchet » - son pseudonyme de Résistant -.

« C’est le paradoxe de la publicité: vous vous adressez à la fois à tout le monde et à quelqu’un en particulier. L’enjeu de la publicité est de réaliser une intimité collective. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1956
1965
Du produit à l’image, de la « réclame » à la « com »

Dès 1956 Publicis surfe sur la vague de la prospérité, ses campagnes cultes font mouche. Le géant vert et le cow-boy Marlboro animent le paysage publicitaire américain. Fin 1957, Publicis fonde « Publicis Corp.» à New York. La consommation est reine mais les préjugés contre les « producteurs » sont nombreux ! Publicis décide d'ouvrir les yeux du public sur la réalité des entreprises. En 1958, précurseur de la communication corporate, le département « Information industrielle » est créé. De la réclame à la publicité, du produit à l'institution, Publicis redéfinit sans cesse.

« Je suis animé par une espèce de dynamisme qui m'a toujours poussé à agir. J'ai toujours fait front.»
Marcel Bleustein-Blanchet

En 1958, le rêve de Marcel Bleustein-Blanchet se réalise : Publicis s'installe au 133 Champs Elysées et ouvre son 1er Drugstore. Défricheur dans l'âme, Publicis poursuit ses innovations alors que la consommation de masse s'installe. C'est à la communication que revient le soin de marquer la différence : Publicis crée des stratégies de segmentation et de positionnement de plus en plus pointues. Début 1960, sa réflexion stratégique se nourrit de psycho/sociologie, de statistiques et de sémiologie. Publicis fait entrer le métier dans une nouvelle dimension : la communication et l'image.

En 1961, l'offre de Publicis s'est diversifiée. Concepts, stratégies, techniques de communication, Publicis pose les fondements même de la communication moderne. Les annonceurs ne s'y trompent pas. De nouveaux grands clients comme l'Oréal ou Renault confient leur image à Publicis. Ils seront encore là 50 ans plus tard ! Avec le même engagement, Publicis accompagne des « petits » clients et fera passer ces marques inconnues à la postérité : le succès planétaire des bas Dimanche devenus DIM et ses célèbres petites notes ou Boursin en 1964 avec sa 1ère campagne.

«En réalité, ce n'est pas la créativité qui évolue : elle est restée identique à elle-même […]. Du temps d'Homère et Sophocle, elle avait déjà atteint son plein développement […]. C'est tout le reste qui progresse autour d'elle : Tout ce qui intervient avant et après la création publicitaire»
Marcel Bleustein-Blanchet

« Il ne peut y avoir de bonne publicité pour de mauvais produits. La publicité c’est comme faire une demande en mariage, et pour réussir en amour il faut y croire. Si vous voulez vous projeter dans le futur, vous devez en permanence renouveler votre projet de vie. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1966
1975
Bâtisseur dans l’âme

Dès 1966 avec son nouveau siège, son nouveau logo, ses clients historiques et son esprit pionnier, Publicis a jeté les fondations d’une entreprise solide qui accumule les succès. En 1967, le 1er bureau ouvre à Bruxelles dans une Union Européenne naissante. 1968, année de la révolution sociale et culturelle, présente quelques paradoxes : la société de consommation est vilipendée mais la télévision française s’ouvre enfin à la publicité. Publicis a gagné ses années de combat : La campagne Boursin sera le 1er film publicitaire diffusé à la télévision avec sa signature culte « Du pain, du vin, du Boursin ».

En 1966, Marcel Bleustein-Blanchet demande à Van Cleef & Arpels de créer un cadeau pour ses collaborateurs. La maison imagine une tête de lion enchâssée dans quatorze rayons solaires. En cette année emblématique à deux « 6 », sans le savoir Van Cleef & Arpels venait de créer le logo de Publicis.

Fin 1968, BSN lance une OPA hostile sur Saint-Gobain. Publicis, appelé à l’aide par « la proie », met l’opération en échec. Il signe la 1ère communication de crise et ouvre la page des grandes batailles boursières médiatiques. En 1969, Publicis compte 700 salariés et entre à la Bourse de Paris en juin 1970. En 1971, Publicis recrute un jeune informaticien, Maurice Lévy rapidement remarqué. Le 27 septembre 1972 : un incendie ravage Publicis. Son fondateur, âgé de 66 ans (encore ce « 6 » !), assiste impuissant à la destruction de son groupe. Cet évènement va signer la refondation de Publicis.

« Publicis continue. Vous serez tous payés à la fin du mois.»
Marcel Bleustein-Blanchet

En 1972, quelques semaines après le drame, Publicis - acte symbolique- rachète Intermarco aux Pays-Bas après le suisse Farner acquis un an plus tôt. Leur fusion crée son 1er réseau européen couvrant 14 pays. La même année, il met –déjà !- le 1er pied dans les technologies en créant SGIP (une SSII), et entre dans l’univers du design avec la création de Carré Noir. La détermination du fondateur, aidé par des équipes galvanisées, a reconstruit un Publicis leader. En Décembre 1974, Publicis inaugure son nouveau siège, symbole de modernité. En 1975 Maurice Lévy est nommé DGA de Publicis.

« Dans le nouveau monde ambitieux mais froid de la technologie, la publicité peut être une sorte de rempart humain. Dans le monde rêvé du tout technologique, la publicité peut être un point de contact avec la réalité. Je pense que dans le futur, la publicité jouera un rôle plus que jamais. Elle nous ramènera à la réalité des choses quand on perdra le contact avec elles dans notre monde de plus en plus abstrait. La publicité réaffirmera constamment nos relations avec les autres, parce que ce que nous consommons nous relie à nos communautés. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1976
1985
Formation d’un duo d’exception

1976 signe le début de la longue et fructueuse collaboration entre Marcel Bleustein-Blanchet et Maurice Lévy, son futur successeur. L’un a créé Publicis, l’autre va, à ses côtés, accélérer le développement du Groupe. En 1977 Maurice Lévy devient DG et administrateur de Publicis alors que le secteur connait ses 1ers bouleversements : priorité à la diversification et l’internationalisation ! Anticipant les enjeux, Publicis lance une stratégie de créations de structures dédiées et d’acquisitions. En 1978, le Royaume-Uni lance le mouvement : Publicis acquiert l’agence Mc Cormick.

En 1980 le réseau Français s’est lui aussi étoffé et couvre désormais 12 villes. Poussé par l’évolution des besoins de ses clients qui souhaitent une offre élargie, Publicis renforce son portefeuille d’activités : marketing direct, PR, publicité de recrutement, communications corporate, financière, de santé, conseil en nouvelles technologies, activité média, production etc … En 1983, enrichi de tous ces métiers, Publicis introduit le concept de communication globale. En 1984 ses 23 implantations en Europe et aux Etats-Unis adoptent la marque Publicis.

En 1984, sa nouvelle dimension, sa couverture géographique,son sens créatif, vaudront à Publicis le gain de la campagnedu Parlement Européen, d’une actualité saisissante :« Une démocratie nous réunit : L’Europe » !

« L’ingrédient le plus précieux de la publicité et du succès : la rage de gagner, la rage de convaincre. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1986
1995
La mondialisation en toute indépendance

En 1986, la stratégie a porté ses fruits : Publicis – 1ère agence française – intègre le TOP 20 mondial des groupes de communication. En 1987, Marcel Bleustein-Blanchet décide de transformer les statuts du Groupe. Structure innovante, faite pour 2 hommes qui vont devenir indissociables : Marcel Bleustein-Blanchet prend la Présidence du Conseil de Surveillance, Maurice Lévy celle du Directoire. Ils vont ensemble conduire les destinées du Groupe. En Mai 1988, Publicis crée l’évènement : il annonce son alliance avec l’américain FCB.
Dès 1990, sous l’impulsion de Maurice Lévy , l’expansion internationale s’accélère.

Le 6 novembre 1986, Marcel Bleustein-Blanchet organise le déjeuner « des 1000 amis » réunissant un parterre de fidèles : clients, artistes, personnalités du monde politique et des medias. Visionnaire comme toujours, il clôturera son discours sur son projet dédié à l’emploi des jeunes : « Les idées que l’on juge impossibles à réaliser ne sont le plus souvent que des idées en avance sur leur époque […]. Une seule chose m’intéresse : l’Avenir ».

En 1993, Publicis prend le contrôle de l’agence FCA! et forme son 2ème réseau Européen. La crise économique couve et les lois Evin et Sapin viennent ajouter aux difficultés du secteur. Les plans sociaux sont légion sauf chez Publicis. Maurice Lévy lance sa « révolution économique » : sauver les emplois par une réduction collective des salaires.
Le Groupe sort de l’épreuve renforcé. En 1994, Publicis pressent le bouleversement qui se prépare avec l’avènement d’un nouveau média : Internet. Le recrutement de talents du numérique s’amorce. Internet va précipiter le monde dans le 3ème millénaire.

En 1995 FCB tente de prendre le contrôle du Groupe. Publicis rompt l’alliance. Pour Maurice Lévy, soucieux d’accompagner les clients, il est urgent de doter Publicis de son propre réseau mondial, indépendant, pourvu d’une création d’exception et d’une offre exhaustive de métiers. Le développement s’accélère. Fin 95, Publicis présent dans 76 pays et 130 villes, se hisse au 7° rang mondial. Années créatives et grandes campagnes marquent la décennie : Whirlpool, Perrier, la saga Clio, Levi’s, SFR … et Coca Cola pour lequel le fondateur posera en 1995 quelques mois avant sa disparition.

« Pionnier depuis 60 ans, Publicis entend le rester [..]
La réussite d’une entreprise tient à la combinaison subtile de 2 facteurs : La volonté d’être fidèle à son histoire et la capacité de se projeter en permanence dans l’avenir. Hier éclaire demain et demain féconde l’avenir ».
Marcel Bleustein-Blanchet - 1986

« Le truc pour réaliser ses rêves, c’est de rester un enfant tout au long de sa vie. »

- Marcel Bleustein-Blanchet -

1996
2005
Viva La Différence

Le 11 avril 1996, Publicis perd son fondateur. La succession est prête. Sa fille, Élisabeth Badinter, lui succède à la tête du Conseil de Surveillance. Publicis s'engage dans la compétition mondiale et s'implante au Brésil. Puis très vite le rythme s'accélère : Mexique, Canada, Singapour, Philippines. En 1997, fidèle à son histoire, Publicis acquiert TV6, 1ère chaine télé privée française. En 1998/1999, présent mondialement, Publicis s'attaque alors à l'enrichissement de son portefeuille de nouvelles expertises. Maurice Lévy a déjà en tête une approche pionnière : la communication « holistique ».
Jusqu'à son dernier souffle, Marcel Bleustein-Blanchet vivra pour Publicis :

« Où en est la campagne du pape (campagne des Journées Mondiales de la Jeunesse) ? Si vous décrochez ce budget, ce sera ma vraie Légion d'honneur » dira-t-il à M. Lévy, le 10 avril, veille de sa mort. Mgr Lustiger attendra « les 7 jours de deuil traditionnels » pour annoncer sa victoire à Publicis. « A ce moment précis, j'ai ressenti une intense émotion. Nous avions réussi à lui obtenir ''sa'' Légion d'honneur ! »
confiera Maurice Lévy dans le Figaro du 23/06/2016.

En 2000, le concept « Holistic Difference » voit le jour ! Publicis entame alors une série de grandes acquisitions. En juin 2000 il lance avec succès une OPA sur Saatchi & Saatchi, groupe à la créativité mondialement reconnue.
Publicis s'enrichit ainsi d'un 2ème réseau mondial créatif, renforçant sa présence en Europe et aux USA. En septembre 2000, Publicis Groupe est introduit à la bourse de New York. En 2001 ZenithOptimedia, réseau de conseil et d'achats média, devient mondial. Le 11 septembre 2001 les tours du World Trade Center s'effondrent.

En 2002, Publicis se lance dans une nouvelle opération surprise avec son OPA amicale sur Bcom3 (Leo Burnett, MSL, SMG ...) et signe un partenariat avec Dentsu. Publicis, présent dans plus de 100 pays sur les 5 continents, devient 4ème mondial. A ses 3 réseaux mondiaux créatifs, il va adjoindre des réseaux mondiaux spécialisés. En 2003 ZenithOptimedia devient le 1er réseau media mondial. En 2004, PHCG, 1er réseau mondial de santé est créé. Fin 2005, Publicis obtient sa première notation officielle de S&P et Moody's. Une nouvelle ère s'ouvre pour Publicis Groupe.

« Il faut bien voir que le numérique affecte toute la société : il suffit de regarder autour de vous et de vous regarder vous-même pour savoir à quel point cela a affecté le comportement des consommateurs. »

- Maurice Lévy -

2006
2016
No silo, No solo, No bozo

Dès 2006, Publicis Groupe toujours précurseur, a anticipé les bouleversements sociétaux liés à l'avènement d'Internet. Fin 2006, le Groupe lance une OPA amicale sur Digitas (USA), leader en communication numérique. D'un niveau d'expertise inégalé, il place d'emblée Publicis Groupe en tête du marché. En 2007, l'intégration réussie de Digitas, est la 1ère pièce du nouveau puzzle qui va se construire sur la décennie. Le projet « The Human Digital Agency » donne le coup d'envoi de la transformation du Groupe vers le tout numérique.
Publicis Groupe se retire de la Bourse de New York.

« L'accord amical conclu avec Digitas Inc. nous permet d'atteindre immédiatement notre objectif : Être encore plus près du futur »

Maurice Levy - 2006

En janvier 2008, Publicis Groupe et Google annoncent un projet de collaboration. En octobre, Publicis Groupe acquiert auprès de Microsoft, Razorfish, 2ème agence digitale mondiale et conclut avec Microsoft un accord de collaboration mondiale dans le domaine des media. En 2009 la création de VivaKi illustre la transformation du Groupe. Fin 2009, Publicis Groupe devient le 3ème groupe mondial de communication. Sur tous les fronts, il acquiert en 2011 Rosetta, grande agence numérique (USA). En mai 2011, Publicis Groupe organise le 1er forum du G8 consacré au numérique, le e-G8, à Paris, confirmant ainsi confirmant son leadership dans ce secteur.

En 2012 Publicis Groupe signe avec IBM un partenariat mondial dans l'e-commerce. En septembre 2012, l'OPA réalisée sur LBi, réseau européen d’agences digitales, puis sa fusion avec Digitas, a donné naissance au 1er réseau numérique mondial. Mi 2012, Publicis Groupe et AOL créent la publicité en ligne en temps réel. Juillet 2013, Publicis Groupe et Omnicom annoncent leur projet de fusion. En mai 2014, faute d'accord sur la gouvernance, ils mettent fin au projet.
En septembre 2014, habitué à rebondir, Publicis Groupe lance avec succès une OPA sur Sapient, pépite convoitée depuis des mois. En février 2015, la 1ère plateforme numérique mondiale, Publicis.Sapient est créée.

« Finalement qu'est-ce qui compte le plus pour un homme digne de ce nom ? Les réussites ou les échecs ? Moi, je crois que ce sont les échecs, Ou plutôt la façon dont on est capable de les surmonter. »

Marcel Bleustein-Blanchet
En octobre 2015, un séminaire réunit les 300 plus hauts managers du Groupe autour du projet « Power of One » qui acte la transformation du Groupe. Le 3 décembre, Publicis Groupe annonce la nouvelle organisation qui en découle. … (À suivre) …

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